2ème étape, juillet 1958 - départ pour une nouvelle aventure !
Nous quittons Laon, ses remparts chargés d’histoire et ses horizons familiers, pour prendre la route du Nord. Une nouvelle vie nous attend à Lens, au cœur du Pas-de-Calais, dans cette terre façonnée par le labeur et le courage des hommes.
Là-bas, le paysage change, les silhouettes des terrils se dessinent à l’horizon, témoins silencieux d’un pays minier en pleine activité. C’est un univers rude mais profondément humain, où la solidarité et la chaleur des habitants contrastent avec la rigueur du travail quotidien.
Ce départ marque bien plus qu’un simple changement de lieu : c’est le début d’une aventure, d’un enracinement dans une région au caractère fort, riche de traditions et d’histoires. Entre espoir et appréhension, nous tournons une page pour en écrire une nouvelle, portée par la promesse d’un avenir à construire.
Mes parents ont repris la gérance d’un magasin de la chaîne Graines d’Élites Clause, idéalement situé en plein cœur de Lens, au 3 rue de Paris. Cette boutique offrait un large choix de produits dédiés au jardinage, ainsi que de l’alimentation pour les petits animaux domestiques : oiseaux, poissons rouges et bien d’autres compagnons du quotidien. A noël c’était les traditionnelles ventes des sapins de Noël.
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Devenus commerçants, mes parents durent rapidement se rendre à l’évidence : la 4CV, fidèle compagne de leurs débuts, ne répondait plus aux exigences de leur nouvelle activité. Il leur fallait un véhicule plus spacieux, plus robuste, capable d’accompagner leur quotidien professionnel.
C’est ainsi qu’ils firent l’acquisition d’une Peugeot 403 commerciale, élégante dans sa teinte gris souris. Plus qu’une simple voiture, elle devint un véritable outil de travail, symbole de leur engagement et de l’évolution de leur vie, les accompagnant sur les routes au rythme de leur activité naissante. et de la vie familiale.
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Quelle voiture !
D’ailleurs, c’est avec elle que j’ai fait mes premiers tours de roues en 1962, à l’âge de 6 ans. Un jour, notre voiture était garée devant le magasin et, comme tous les enfants, je touchais à tout en imitant mon père au volant. Je m’amusais avec le levier de vitesse et le frein à main. Puis, soudain, la voiture s’est mise à descendre doucement la pente de la rue avant de venir s’arrêter contre celle de devant, sans provoquer de dégâts. Ma mère, qui avait tout vu depuis le magasin, était complètement affolée… et moi aussi ! Je peux vous dire que j’ai reçu une sacrée correction !
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Il faut savoir qu’à l’école communale, dès le plus jeune âge, nous apprenions déjà les panneaux de signalisation. Une fois par an, des policiers venaient avec une piste éducative pour nous initier, en conditions réelles, à la conduite automobile, comme nos parents. À la fin de cette période d’apprentissage, en fin d’année scolaire, chaque enfant recevait un permis de conduire (fictif) en guise de récompense.
Quelle époque !